"Le seul jeu auquel je triche vraiment, c'est au Solitaire."

"Le seul jeu auquel je triche vraiment, c'est au Solitaire."








Pardonne-moi, Paranoïa.
Ma chérie, je ne t'ai pas écouté
et j'aurais dû.
Je ne pensais pas réellement
ce que j'ai dit.
Si tu savais comme je m'en veux...
Je ne cesse de penser à toi.
Je respirais par toi et aujourd'hui
tu me manques.
Tu me protégeais si bien, et pourtant j'étais aveugle.
Reviens-moi, bannis-les, je t'en supplie.
Fais qu'ils se taisent,
je ne peux plus les entendre.
Joie est introuvable, Patience m'a quitté et Confiance n'a jamais vraiment été
à mes côtés.
Jalousie est déjà revenue, et Susceptibilité n'est jamais
tout à fait partie.
Tu me contrôles, et tu le sais.
Reviens donc tirer tes ficelles à nouveau.

Je serai ta poupée. Ta poupée russe.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 18:21

Modifié le lundi 02 novembre 2009 18:34

"Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités."



"Tu te souviens des jours anciens et tu pleures."

L'enfance est finie pour de bon, et il ne nous en reste plus que de légères réminiscences.
Elles traversent notre esprit, flottent et trépassent. Elles nous fuient, insaisissables.
Le temps nous les emporte, nous les vole. Notre mémoire joue au plus fort.
Elle nous provoque, nous entrave par son incapacité à préserver ces précieux.
Elle les garde pour elle-seule, cette égoïste. La mémoire ne connait pas le partage, l'ingrate.
Elle préserve précieusement ces morceaux de nous, peu lui importe la valeur qu'ils ont à nos yeux.
Disparaît, mémoire. Traitresse de mes songes.



"Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités."

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 12:02

Intensive Care Unit.

Intensive Care Unit.




Il y a des idéaux que nous n'atteindrons jamais.
Et nous resterons là, à attendre impatiemment
quelque chose qui ne viendra probablement
jamais.
Nous n'avons que faire des "Tu peux y arriver !",
nous, les pessimistes.
Nos envies ne seront jamais assouvies.
Elles resteront infinies puisque
nous serons insatiablement
insatisfaits.
À croire que nous ne voulons pas vraiment être heureux.
Car si nous le désirions ardemment,
personne ne pourrait nous empêcher de l'être.
Pourtant rien n'y fait.
Allons, complaisons-nous dans notre malheur,
plaignons-nous les uns les autres,
pleurons sur notre sort,
bien qu'il soit loin d'être irrévocable.
On pourrait tout bouleverser,
reprendre les choses en main,
et crier "Je peux y arriver !".
Mais non.
Nous ne le ferons pas.
Car encore aurait-il fallu dire
"Je veux y arriver !".
Tant pis.

# Posté le mardi 20 octobre 2009 15:31